La plaine de Sig est une anomalie géographique en Algérie occidentale. Dans un pays majoritairement aride, cette bande alluviale irriguée par l'oued Mekerra offre un microclimat exceptionnel : sol limoneux profond, eau disponible, amplitude thermique modérée. Conditions idéales pour l'olivier.
La variété qui s'est adaptée à ce terroir — la Sigoise — porte le nom de la ville. Ce n'est pas un hasard : la Sigoise n'existe nulle part ailleurs dans le monde sous cette forme. Elle est endémique. Produit de 180 ans de sélection naturelle.
C'est cet héritage que SIG 1844 s'emploie à valoriser. Pas en inventant une histoire. En documentant celle qui existe.
La fondation de Sig
L'administration française fonde Sig dans la plaine alluviale de l'oued Mekerra. Le site est choisi pour sa fertilité exceptionnelle : un sol limoneux profond, irrigable, à 60 mètres d'altitude.
Les premiers oliviers
Les colons de Franche-Comté plantent les premiers oliviers de la variété locale — celle qu'on appellera plus tard la Sigoise. Ils créent les premiers canaux d'irrigation à partir de l'oued. Ces arbres existent encore.
L'expansion du verger
La plaine de Sig devient l'une des zones oléicoles les plus productives d'Algérie. La Sigoise s'impose comme variété dominante. L'huile de Sig est exportée vers la France et l'Europe du Sud.
L'indépendance
Les exploitations changent de main. La plupart des oliviers centenaires survivent. Les familles algériennes qui reprennent les terres perpétuent la culture sans en connaître toujours l'histoire complète.
La renaissance
L'Algérie redécouvre son patrimoine oléicole. Les premières médailles internationales. La création d'instituts techniques spécialisés. La Sigoise commence à être reconnue comme variété d'exception.
SIG 1844
Un retour aux sources. Le projet SIG 1844 naît du verger familial de Sig : revenir à la Sigoise, l'élever au niveau de sa valeur réelle, la rendre visible au monde.


